Interdiction location 2026 : quelles classes énergétiques sont concernées ?
2026 approche à grands pas, et pour de nombreux propriétaires bailleurs, une question brûle les lèvres : quelles sont exactement les classes énergétiques visées par l’interdiction de location ? Alors que la loi Climat et Résilience accentue la pression pour réduire les passoires thermiques, des milliers de biens risquent d’être empêchés d’être loués si aucune rénovation n’est engagée. S’agit-il uniquement des logements classés G et F ? Quel est le sort des étiquettes E ? Comment anticiper, financer et planifier les travaux ?
Dans cet article complet, nous décortiquons pour vous la réglementation, les classes énergétiques concernées, les échéances à respecter, ainsi que les aides disponibles pour mener à bien votre plan de rénovation. Que vous soyez un petit bailleur ou un gestionnaire de parc immobilier, notre guide vous apportera des réponses claires et des conseils pratiques pour éviter les déconvenues et valoriser votre patrimoine tout en contribuant à la lutte contre le dérèglement climatique.
Vous découvrirez :
- Le contexte législatif et les objectifs environnementaux de l’interdiction location 2026.
- Le détail des classes énergétiques visées (G, F et potentiellement E).
- Un tableau récapitulatif pour visualiser rapidement les échéances et obligations.
- Les modalités de financement et les dispositifs d’aides (MaPrimeRénov’, éco-PTZ, CEE, etc.).
- Un plan d’action pas à pas pour réaliser votre diagnostic de performance énergétique (DPE) et lancer les travaux.
Comprendre l’interdiction location 2026 : quelles classes énergétiques sont concernées ?
L’interdiction de location à partir de 2026 s’inscrit dans le cadre de la loi Climat et Résilience, promulguée en août 2021. Son objectif principal est de réduire le nombre de passoires thermiques – logements énergivores classés F et G selon le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE). En pratique, un logement classé G ou F ne pourra plus être mis en location à compter de janvier 2026 ; dès 2028, ce sera au tour des logements classés E d’être potentiellement concernés.
Qu’entend-on par « classe énergétique » ? Chaque logement reçoit une étiquette de A à G, A étant très performant (consommation < 51 kWhEP/m².an) et G très mauvais (> 450 kWhEP/m².an). Les classes E (231 à 330 kWhEP/m².an), F (331 à 450) et G (plus de 450) sont aujourd’hui pointées du doigt comme principales sources de gaspillage énergétique et d’émissions de CO₂.
Pourquoi cette interdiction en 2026 ?
Contexte réglementaire : loi Climat et Résilience
La loi Climat et Résilience fixe une feuille de route ambitieuse pour atteindre la neutralité carbone en 2050. Parmi les mesures phares :
- Interdiction progressive de mise en location des logements classés G et F dès 2026.
- Extension aux logements classés E à partir de 2028, avec un plancher fixé et potentiellement renforcé.
- Obligation de réaliser un Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) valable 10 ans.
Ces mesures s’ajoutent aux travaux d’isolation obligatoires pour les bâtiments publics et aux nouvelles règles de construction basse consommation (RE 2020).
Objectifs environnementaux et sociaux
En ciblant les passoires thermiques, l’État vise à :
- Réduire la consommation d’énergie finale du parc immobilier de 23 % d’ici 2030.
- Diminuer les émissions de gaz à effet de serre de 40 % par rapport à 1990.
- Améliorer le confort thermique et réduire la précarité énergétique des locataires.
Selon l’ADEME, 4,8 millions de logements sont aujourd’hui classés F ou G, soit près de 20 % du parc résidentiel. Sans incitation forte, ces passoires thermiques resteraient sur le marché locatif, aggravant la facture énergétique des ménages modestes.
Quelles sont les classes énergétiques visées ?
Focus sur les logements classés G et F
À compter du 1ᵉʳ janvier 2026 :
- Les logements classés G (> 450 kWhEP/m².an) ne pourront plus être mis en location.
- Idem pour les logements classés F (331–450 kWhEP/m².an).
Un bail existant pourra courir jusqu’à sa date de fin, mais pour toute nouvelle mise en location ou renouvellement, la règle s’appliquera.
Le cas des logements classés E
En 2028, le couperet pourrait tomber sur la classe E (231–330 kWhEP/m².an). La loi prévoit une réévaluation en 2023–2024 pour décider du calendrier précis. D’ores et déjà, se préparer à traiter aussi la classe E est conseillé, car elle représente 28 % du parc locatif.
Tableau récapitulatif des classes énergétiques interdites
| Année | Classe énergétique concernée | Action requise |
|---|---|---|
| 2026 | F et G | Interdiction de nouvelle mise en location |
| 2028 (à confirmer) | E | Interdiction envisagée |
Impact pour les propriétaires bailleurs
Estimation des coûts de rénovation
Le montant des travaux dépend du type de logement, de sa localisation et de son niveau de performance actuelle. À titre indicatif :
- Isolation des combles : 20–50 €/m².
- Isolation des murs par l’extérieur : 80–120 €/m².
- Remplacement de menuiseries (fenêtres double vitrage) : 300–500 €/fenêtre.
- Installation d’une chaudière à condensation ou pompe à chaleur : 5 000–10 000 €.
En moyenne, pour passer d’une classe G à D, il faut compter 25 000–35 000 € de travaux.
Options de financement et aides disponibles
Plusieurs dispositifs existent pour alléger la facture :
- MaPrimeRénov’
- Éco-Prêt à Taux Zéro (éco-PTZ)
- Certificats d’Économies d’Énergie (CEE)
- Aides des collectivités locales
- TVA à taux réduit à 5,5 %
En mobilisant ces aides cumulables, le reste à charge peut parfois être réduit de 40 % à 60 %.
Comment préparer la mise en conformité ?
Réaliser un diagnostic de performance énergétique (DPE)
Le DPE est la clé de voûte de votre stratégie : il identifie les faiblesses thermiques et propose des préconisations. Obligatoire pour toute mise en location, sa validité est de 10 ans.
Planifier et prioriser les travaux
Suite au DPE, établissez un plan de travaux par ordre de priorité :
- Isolation (combles, murs, planchers)
- Chauffage et production d’eau chaude sanitaires
- Ventilation et étanchéité
Un phasage sur 2 à 3 ans peut être envisagé pour étaler les coûts.
Solliciter des professionnels qualifiés
Choisissez des artisans RGE (Reconnu Garant de l’Environnement) pour garantir la qualité et l’éligibilité aux aides. Demandez devis et garanties décennales.
FAQ : questions fréquentes sur l’interdiction de location en 2026
Quels sont les délais pour se mettre en conformité ?
La date clé est le 1ᵉʳ janvier 2026 pour les classes F et G. Anticipez dès 2023 pour réaliser le DPE et lancer les premiers travaux en 2024–2025.
Que risque un bailleur non conforme ?
En cas de location d’un logement interdit, le bailleur s’expose à une amende pouvant atteindre 15 000 € (75 000 € pour une personne morale) et à l’interdiction de percevoir les loyers.
Comment savoir si mon logement est concerné ?
Consultez votre dernier DPE. Si l’étiquette est F ou G, votre logement entre dans le périmètre de l’interdiction 2026. Pour la classe E, suivez l’évolution réglementaire fin 2023.
Conclusion
Interdiction location 2026 : quelles classes énergétiques sont concernées ? Aujourd’hui, ce sont d’abord les logements classés F et G qui seront écartés du marché locatif si aucune rénovation n’est engagée. Anticiper dès maintenant votre Diagnostic de Performance Énergétique, identifier les travaux prioritaires et solliciter les aides (MaPrimeRénov’, éco-PTZ, CEE…) sont vos meilleurs atouts pour transformer une contrainte réglementaire en opportunité de valorisation patrimoniale et de confort pour vos locataires.
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