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Calendrier des interdictions de location DPE G, F et E : les dates clés jusqu’en 2034

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Pourquoi le DPE de votre logement va changer votre vie de propriétaire bailleur

Si vous êtes propriétaire d’un bien mis en location, vous avez probablement entendu parler du DPE — le Diagnostic de Performance Énergétique. Mais saviez-vous que l’interdiction location DPE et son calendrier de dates précises transforment dès maintenant les règles du marché locatif en France ? Depuis 2022, la loi Climat et Résilience a posé un calendrier clair et progressif : les logements les plus énergivores, classés G, F puis E, seront progressivement interdits à la location. Ce n’est plus une menace lointaine — c’est une réalité qui touche déjà des centaines de milliers de propriétaires bailleurs.

Concrètement, un logement classé G consomme plus de 450 kWh d’énergie primaire par mètre carré et par an. Pour vos locataires, cela se traduit par des factures d’énergie astronomiques, un confort thermique déplorable en hiver comme en été, et une qualité de vie dégradée. Pour vous, propriétaire, cela signifie aujourd’hui une interdiction de mise en location, demain des sanctions financières, et à terme une dévalorisation de votre patrimoine immobilier.

La bonne nouvelle ? Des solutions concrètes existent, et l’État finance une grande partie des travaux nécessaires pour améliorer la classe énergétique de votre bien. Isolation des murs, des combles, remplacement du système de chauffage, fenêtres à double vitrage : chaque geste compte pour faire grimper votre DPE et sécuriser votre investissement locatif. Dans cet article, nous vous détaillons le calendrier complet des interdictions, les travaux prioritaires à envisager, et les aides financières auxquelles vous pouvez prétendre en 2026 pour rénover votre bien sans vous ruiner.

Que vous soyez propriétaire d’une passoire thermique classée G ou d’un logement F que vous souhaitez améliorer avant 2028, ce guide est fait pour vous.

Le calendrier complet des interdictions de location par classe DPE

La loi Climat et Résilience du 22 août 2021 a instauré un calendrier progressif d’interdictions de mise en location des logements énergivores. Ce calendrier s’étale de 2022 à 2034 et concerne successivement les classes G, F puis E du DPE. Voici les grandes étapes à retenir.

Les premières mesures : gel des loyers et nouvelles locations (2022-2023)

Dès le 24 août 2022, les propriétaires de logements classés F et G n’ont plus pu augmenter le loyer de leurs locataires en place. Cette mesure de gel des loyers a été la première étape pour inciter les bailleurs à rénover leurs biens. En parallèle, depuis le 1er janvier 2023, tout logement dont la consommation d’énergie finale dépasse 450 kWh par m² et par an (les pires des logements classés G) est interdit à la location, que ce soit pour un nouveau contrat ou un renouvellement.

2025 : l’interdiction totale des logements classés G

Depuis le 1er janvier 2025, l’ensemble des logements classés G sont interdits à la mise en location. Cette interdiction s’applique à tout nouveau contrat de bail, qu’il s’agisse d’une première location ou d’un renouvellement. Les baux en cours ne sont pas rompus immédiatement, mais à leur terme, le propriétaire ne peut pas proposer un nouveau contrat si le logement reste classé G.

2028 : au tour des logements classés F

Le 1er janvier 2028 marquera l’interdiction de location des logements classés F. Cela représente environ 1,5 million de logements supplémentaires en France. Les propriétaires concernés ont donc encore quelques années pour engager des travaux de rénovation, mais le temps presse : les délais de réalisation des travaux, les contraintes d’artisans disponibles et les démarches administratives peuvent facilement prendre 12 à 24 mois.

2034 : l’interdiction s’étend aux logements classés E

À partir du 1er janvier 2034, les logements classés E seront à leur tour interdits à la location. Cette dernière échéance concerne des millions de logements supplémentaires et représente un chantier colossal pour le parc immobilier français. Si votre bien est actuellement classé E, vous avez encore du temps, mais anticiper dès maintenant vous permettra de bénéficier des meilleures aides financières et d’éviter la pression de dernière minute.

DPE G : l’interdiction déjà en vigueur depuis le 1er janvier 2025

Un logement classé G est ce qu’on appelle communément une « passoire thermique ». Sa consommation d’énergie primaire dépasse 420 kWh/m²/an. En pratique, pour un appartement de 60 m², cela peut représenter plus de 3 000 € de facture énergétique annuelle pour le locataire — soit plus de 250 € par mois rien qu’en énergie.

Depuis le 1er janvier 2025, ces logements ne peuvent plus être proposés à la location, qu’il s’agisse d’un premier bail ou d’un renouvellement. Si votre bien est classé G, vous avez deux options :

  • Engager des travaux de rénovation énergétique pour faire passer votre logement au minimum en classe F (idéalement E ou mieux)
  • Vendre le bien, sachant que les passoires thermiques subissent déjà une décote de 10 à 20 % sur le marché de l’immobilier

La première option est généralement la plus rentable sur le long terme, d’autant que les aides de l’État peuvent couvrir une part très significative du coût des travaux. Une rénovation globale bien menée peut faire passer un logement de G à D ou C en une seule opération, ce qui sécurise votre investissement jusqu’en 2034 et au-delà.

DPE F : l’échéance de 2028 approche à grands pas

Un logement classé F consomme entre 331 et 420 kWh d’énergie primaire par m² et par an. Ces logements sont souvent des maisons individuelles construites avant les années 1980 ou des appartements anciens peu ou mal isolés. En France, on estime qu’environ 1,5 million de logements locatifs sont concernés par la classe F.

L’interdiction de location prendra effet le 1er janvier 2028, soit dans moins de deux ans. Si l’on tient compte des délais nécessaires pour :

  • Faire réaliser un audit énergétique ou un DPE actualisé
  • Choisir les travaux prioritaires et obtenir plusieurs devis
  • Déposer les dossiers d’aides financières (MaPrimeRénov’, CEE…)
  • Planifier et réaliser les travaux avec un artisan RGE
  • Faire réaliser un nouveau DPE après travaux

…il est urgent d’agir dès maintenant. Attendre 2027 pour commencer les démarches, c’est prendre le risque de ne pas être en conformité à temps et de perdre des mois de loyer.

DPE E : la date de 2034 concerne des millions de logements

La classe E regroupe les logements dont la consommation d’énergie primaire se situe entre 251 et 330 kWh/m²/an. Si ces biens ne sont pas encore dans l’urgence immédiate, l’échéance de 2034 concerne un nombre très important de logements en France — on parle de plusieurs millions de biens.

Anticiper dès 2026 présente plusieurs avantages concrets :

  • Vous bénéficiez des aides financières actuelles, dont les montants pourraient évoluer à la baisse
  • Vous évitez la pression et la pénurie d’artisans RGE que l’on anticipe à l’approche de 2034
  • Vous valorisez votre bien immobilier dès maintenant et pouvez justifier un loyer plus élevé
  • Vos locataires bénéficient d’un meilleur confort et de factures réduites, ce qui réduit le turn-over

En engageant une rénovation globale de votre logement dès maintenant, vous pouvez viser une classe C ou B, ce qui vous met à l’abri de toutes les échéances jusqu’en 2034 et bien au-delà.

Tableau récapitulatif : interdictions de location et classes DPE

Classe DPE Consommation (kWh/m²/an) Date d’interdiction de location Logements concernés (estimation) Urgence
G+ (pires) > 450 1er janvier 2023 ~90 000 logements Déjà interdit
G 421 – 450 1er janvier 2025 ~600 000 logements Déjà interdit
F 331 – 420 1er janvier 2028 ~1 500 000 logements Urgent
E 251 – 330 1er janvier 2034 ~2 800 000 logements À anticiper
D, C, B, A < 250 Pas d’interdiction prévue Conforme

Quelles sanctions si vous ne respectez pas les interdictions ?

La loi ne prévoit pas de sanction pénale directe pour les propriétaires qui loueraient un logement interdit. En revanche, les conséquences pratiques et juridiques sont réelles et peuvent peser lourd.

La possibilité de résiliation du bail par le locataire

Un locataire qui découvre que son logement est classé G (et donc interdit à la location) peut saisir le tribunal judiciaire pour demander une réduction de loyer, voire la résiliation du bail aux torts du propriétaire. Il peut également demander des dommages et intérêts si le logement ne respecte pas les critères de décence énergétique.

Le critère de décence énergétique

Depuis le 1er janvier 2025, le seuil de décence énergétique est fixé à une consommation maximale de 450 kWh/m²/an (énergie finale). Un logement qui dépasse ce seuil n’est plus considéré comme décent au sens de la loi. Le locataire peut alors contraindre le propriétaire à réaliser des travaux, via une procédure amiable ou judiciaire.

La dévalorisation du bien et les difficultés de revente

Au-delà des sanctions légales, les passoires thermiques subissent une décote croissante sur le marché immobilier. Selon les notaires de France, les logements classés F et G se vendent en moyenne 10 à 20 % moins cher que des biens équivalents mieux classés. Cette décote devrait s’accentuer à mesure que les échéances approchent.

Quels travaux réaliser pour sortir votre logement d’une mauvaise classe DPE ?

Pour améliorer significativement la classe énergétique d’un logement, il faut agir sur deux leviers principaux : l’enveloppe du bâtiment (isolation) et le système de chauffage. Une approche globale, qui combine plusieurs gestes en une seule opération, est toujours plus efficace — et mieux financée par les aides de l’État.

L’isolation : le geste le plus rentable

L’isolation est souvent le premier chantier à engager, car c’est elle qui détermine la quantité d’énergie nécessaire pour chauffer ou rafraîchir un logement. Les postes prioritaires sont :

  • L’isolation des combles perdus ou aménagés : c’est le geste le plus simple et le plus rentable. Le prix moyen constaté en 2026 est de 25 à 50 €/m² pour des combles perdus, et les aides peuvent couvrir jusqu’à 75 % du coût.
  • L’isolation des murs par l’extérieur (ITE) ou par l’intérieur (ITI) : pour une maison individuelle de 100 m², le coût d’une ITE oscille entre 10 000 et 25 000 €. C’est un investissement important, mais il améliore considérablement le DPE et le confort thermique.
  • L’isolation du plancher bas : souvent négligée, elle peut représenter jusqu’à 10 % des déperditions thermiques d’un logement.

Pour en savoir plus sur les solutions d’isolation thermique adaptées à votre logement, découvrez notre guide complet.

Le remplacement du système de chauffage

Après l’isolation, le système de chauffage est le deuxième levier majeur pour améliorer le DPE. Les vieilles chaudières au fioul ou au gaz, très énergivores, peuvent être avantageusement remplacées par :

  • Une pompe à chaleur air/eau : c’est la solution la plus performante pour les maisons individuelles. Elle peut diviser par 3 la consommation d’énergie liée au chauffage. Le coût d’installation varie de 8 000 à 15 000 € en 2026, mais les aides peuvent réduire ce montant de manière très significative.
  • Un poêle à granulés ou à bois : idéal en complément d’une isolation renforcée pour les logements de taille modeste.
  • Un système solaire thermique : pour la production d’eau chaude sanitaire, en complément d’un autre mode de chauffage.

Découvrez comment installer une pompe à chaleur adaptée à votre logement et réduire durablement vos factures d’énergie.

Le remplacement des fenêtres

Des fenêtres à simple vitrage peuvent représenter jusqu’à 15 % des déperditions thermiques d’un logement. Le passage au double vitrage, voire au triple vitrage pour les régions froides, améliore à la fois le confort thermique, l’isolation acoustique et le DPE. Le coût moyen d’une fenêtre double vitrage posée est de 600 à 1 200 € en 2026.

La rénovation globale : l’approche la plus efficace

Pour passer d’une classe G ou F à une classe C ou B, la rénovation globale — qui combine isolation, chauffage et menuiseries en une seule opération — est la solution la plus efficace et la mieux financée. Elle permet de bénéficier de MaPrimeRénov’ Parcours Accompagné, qui offre les taux d’aide les plus élevés. Pour en savoir plus, consultez notre page dédiée à la rénovation globale de votre logement.

Illustration interdiction location DPE calendrier dates - guide complet

Les aides financières disponibles en 2026 pour rénover votre bien locatif

La bonne nouvelle pour les propriétaires bailleurs, c’est que l’État a mis en place un arsenal d’aides financières pour financer la rénovation énergétique. Ces aides sont accessibles même pour les logements destinés à la location, sous certaines conditions.

MaPrimeRénov’ en 2026 : les montants selon vos revenus

MaPrimeRénov’ est l’aide principale de l’État pour la rénovation énergétique. En 2026, elle est accessible aux propriétaires bailleurs, avec un plafond de loyer à respecter pendant 5 ans après les travaux. Les montants d’aide varient selon la couleur de votre dossier (qui dépend de vos revenus) :

  • Ménages très modestes (bleu) : jusqu’à 90 % du montant des travaux pris en charge
  • Ménages modestes (jaune) : jusqu’à 75 % du montant des travaux
  • Ménages intermédiaires (violet) : jusqu’à 60 % du montant des travaux
  • Ménages supérieurs (rose) : jusqu’à 40 % du montant des travaux (rénovation globale uniquement)

Pour une rénovation globale permettant un gain d’au moins 2 classes DPE, le plafond de travaux éligibles peut atteindre 70 000 €, soit une aide potentielle de 63 000 € pour les ménages très modestes.

Les primes CEE (Certificats d’Économies d’Énergie)

Les primes CEE sont versées par les fournisseurs d’énergie en contrepartie de travaux d’économies d’énergie. Elles sont cumulables avec MaPrimeRénov’ et peuvent représenter plusieurs milliers d’euros supplémentaires selon les travaux réalisés. En 2026, les primes CEE « Coup de pouce » sont particulièrement intéressantes pour le remplacement de chaudières énergivores.

L’éco-PTZ : un prêt à taux zéro pour financer le reste à charge

L’éco-Prêt à Taux Zéro (éco-PTZ) permet d’emprunter jusqu’à 50 000 € sans intérêts pour financer des travaux de rénovation énergétique. Il est accessible aux propriétaires bailleurs et peut être utilisé pour couvrir le reste à charge après déduction des aides. Sa durée de remboursement peut aller jusqu’à 20 ans.

La TVA à 5,5 %

Tous les travaux de rénovation énergétique réalisés par un professionnel dans un logement de plus de 2 ans bénéficient d’un taux de TVA réduit à 5,5 % (au lieu de 20 %). Cette réduction s’applique automatiquement sur la facture de votre artisan, sans démarche particulière de votre part.

La condition obligatoire : un artisan RGE

Pour bénéficier de MaPrimeRénov’, des primes CEE et de l’éco-PTZ, vos travaux doivent impérativement être réalisés par un artisan certifié RGE (Reconnu Garant de l’Environnement). Cette certification garantit le sérieux et la compétence du professionnel dans le domaine de la rénovation énergétique. Sur Vos Travaux Réno, tous les artisans de notre réseau sont certifiés RGE.

FAQ : vos questions sur l’interdiction de location et le DPE

Mon logement est classé G : puis-je encore le louer en 2026 ?

Non. Depuis le 1er janvier 2025, tous les logements classés G sont interdits à la mise en location pour tout nouveau contrat de bail ou renouvellement. Si votre logement est classé G, vous ne pouvez légalement plus le proposer à la location sans réaliser des travaux de rénovation énergétique qui permettent de le faire passer au minimum en classe F. En cas de bail en cours, votre locataire peut exiger des travaux ou saisir la justice pour obtenir une réduction de loyer.

Combien coûte une rénovation pour passer d’un DPE G à un DPE D ou C ?

Le coût d’une rénovation globale pour passer d’un DPE G à un DPE D ou C dépend du type de logement, de sa superficie et des travaux nécessaires. Pour une maison individuelle de 100 m², il faut généralement compter entre 20 000 et 50 000 € de travaux (isolation des combles, des murs, remplacement du chauffage, fenêtres). Grâce aux aides de l’État (MaPrimeRénov’, primes CEE, éco-PTZ, TVA à 5,5 %), le reste à charge peut être réduit à 20-40 % du montant total pour les ménages modestes et intermédiaires, voire moins pour les ménages très modestes.

Les propriétaires bailleurs peuvent-ils bénéficier de MaPrimeRénov’ ?

Oui, les propriétaires bailleurs peuvent bénéficier de MaPrimeRénov’ pour rénover un logement destiné à la location. En contrepartie, ils doivent s’engager à louer le bien à un locataire dont les revenus ne dépassent pas certains plafonds, et à respecter un loyer plafonné pendant au moins 5 ans après la fin des travaux. Les montants d’aide sont calculés en fonction des revenus du propriétaire bailleur, et non de ceux du locataire.

Est-il obligatoire de passer par un artisan RGE pour bénéficier des aides ?

Oui, c’est une condition absolument obligatoire. Pour bénéficier de MaPrimeRénov’, des primes CEE et de l’éco-PTZ, vos travaux de rénovation énergétique doivent être réalisés par un professionnel certifié RGE (Reconnu Garant de l’Environnement). Cette certification est délivrée par des organismes accrédités et garantit que l’artisan a les compétences nécessaires pour réaliser des travaux de qualité. Sans artisan RGE, vous n’avez droit à aucune de ces aides financières.

Combien de temps faut-il pour réaliser une rénovation énergétique complète ?

Le délai total pour une rénovation globale, de la première démarche jusqu’à la réception des travaux, est généralement de 6 à 18 mois. Cela inclut la réalisation d’un audit énergétique (1 à 2 mois), la constitution du dossier d’aides et l’obtention des accords (2 à 4 mois), la planification et la réalisation des travaux (2 à 6 mois selon l’ampleur du chantier), puis le nouveau DPE après travaux. Il est donc fortement conseillé de commencer les démarches dès maintenant, notamment si votre logement est classé F et que l’échéance de 2028 approche.

Mon logement est classé E : dois-je déjà m’inquiéter ?

L’interdiction de location des logements classés E ne prendra effet qu’au 1er janvier 2034. Vous avez donc encore du temps, mais il est judicieux d’anticiper dès maintenant. Premièrement, les aides de l’État pourraient évoluer à la baisse dans les prochaines années. Deuxièmement, la demande en artisans RGE va exploser à l’approche de 2034, ce qui risque

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